VIE EN MONTAGNE PAR/BY MOUNTAIN LIFE - HIVER/PRINTEMPS 2021 | WINTER/SPRING 2021

20 A backcountry powder dream is idyllic: floating down a remote mountainside on a cloud of white, far from hard-packed snow and madding crowds of lift-serviced skiing. Although such a dream is typically realized in western North America, with its big mountains and big snowfalls, it can become an eastern reality, too—especially in the Chic- Chocs of the Gaspé Peninsula. But the dreamy allure of powder can sometimes lead to nightmarish outcomes. Within the white cloud lurk potentially life-threatening dangers, avalanche hazards in particular. Avalanches, with uniquely eastern characteristics, are a Chic-Chocs phenomenon sometimes underestimated by unguided or unprepared skiers. That fact has avalanche experts on edge at the outset of the winter of 2020-21. Last winter, skier traffic in Gaspésie was up 20 to 30 per cent, according to Dominic Boucher, Executive Director of Avalanche Québec. And driven at least in part by a desire to escape the curse of the COVID-19 pandemic, backcountry visitation in Gaspésie this past summer was, says Boucher, “crazy.” Based on that recent history, Boucher and others expect a stream of powder-dreaming skiers to arrive in the region this winter. Pierre-Étienne Gagnon, a native Quebecer now working as a mountain guide in British Columbia, worries that backcountry skiers in the Chic- Chocs, more often than not traveling without the aid of a guide, aren’t fully attuned to the dangers they might encounter. They might, he says, allow their powder dreams to “influence their decision-making,” possibly with catastrophic results. Philippe Gautier, formerly an Eastern representative for the Association of Canadian Mountain Guides, says that avalanche recognition and mitigation is “developing in Quebec,” but unlike in the West, is still “not a part of the culture or the news cycle.” In other words, eastern skiers are more likely to miscalculate avalanche risks. À L’AVANT-PLAN / UPFRONT IN PURSUIT OF POWDER Eastern backcountry’s pitfall L’illusion de flotter sur un flanc de montagne isolé, un nuage blanc, loin des pistes durcies et de la frénésie des remontées : si un tel rêve prend vie le plus souvent dans les montagnes de l’Ouest, il peut devenir réalité dans l’Est, particulièrement dans les Chic-Chocs de la péninsule gaspésienne. Mais l’attrait onirique de la poudreuse peut parfois se transformer en cauchemar. Dans le nuage blanc sommeillent des dangers potentiellement mortels – les avalanches. Dans l’Est, elles découlent d’un phénomène propre aux Chic-Chocs, et sont parfois sous-estimées par les skieurs non guidés ou mal préparés. À l’aube de la saison hivernale, les experts en avalanches sont donc sur le qui-vive. L’hiver dernier, la Gaspésie a accueilli entre 20 et 30% plus de skieurs, selon Dominic Boucher, directeur général d’Avalanche Québec. Durant l’été, la fréquentation de la Gaspésie, motivée entre autres par le désir d’échapper à la nouvelle réalité imposée par la COVID-19, était, selon Boucher, «malade». Dans ce contexte, Boucher et d’autres s’attendent à voir déferler un flot de skieurs rêvant de poudreuse. Pierre-Étienne Gagnon, un guide de montagne de la Colombie-Britannique originaire du Québec, s’inquiète du fait que les skieurs des Chic-Chocs s’aventurent souvent sans l’aide d’un guide et sans être pleinement conscients des dangers. Ils risquent, dit-il, de laisser leurs rêves de poudreuse «teinter leur décision». Philippe Gautier, ancien représentant pour l’Est de l’Association canadienne des guides de montagne, souligne que les risques d’avalanches et les mesures de contrôle «sont de plus en plus reconnus au Québec», mais contrairement à l’Ouest, ils ne font toujours pas «partie de la culture ni des bulletins d’information». En d’autres mots, les skieurs de l’Est sont plus susceptibles de faire fausse piste en évaluant les risques d’avalanche. EN QUÊTE DE POUDREUSE Les écueils de l’arrière-pays

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