Le Québec vu d’en haut / Quebec From New Heights

mots :: Charlotte Boileau-Domingue.

À la découverte de la highline

C’est en suivant des cris de joie résonnant au loin, entre les falaises du Bas-Saint-Laurent, que j’ai fait la découverte de ceux que l’on surnomme les funambules modernes. Toujours à la recherche du meilleur angle pour immortaliser le Québec dans toute sa splendeur, je me suis précipitée tout en haut des montagnes et j’ai pris part à cette toute nouvelle aventure qui se présentait à moi : celle de la highline. Bien plus qu’un sport, c’est une discipline, un mode de vie que j’y ai découvert.

 

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Traversée au-dessus du trou de la mine Jeffrey, au Slackfest d’Asbestos. CHARLOTTE BOILEAU-DOMINGUE

 

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Ses adeptes trouvent non seulement l’équilibre parfait pour se tenir debout sur une sangle de nylon de moins de deux pouces de largeur, mais le plus impressionnant dans tout ça, c’est certainement la force mentale qu’ils déploient pour traverser ainsi des canyons à des centaines de mètres d’altitude. Le tout, évidemment attaché à un harnais de sécurité par une corde d’escalade qui leur assure une chute de plus ou moins trois pieds seulement. Toujours est-il qu’ils peuvent ainsi marcher sur un minimum d’une cinquantaine de mètres et même jusqu’à deux kilomètres en ce qui concerne le dernier record mondial ayant d’ailleurs été battu au Québec en 2019.

 

 

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Vue imprenable sur le Saint-Laurent lors du Festival de la highline de Kamouraska. CHARLOTTE BOILEAU-DOMINGUE

 

La highline est à ce jour une discipline méconnue, ce qui rend sa pratique complexe. Par chance, Kamouraska, Saint-Alban et Asbestos offrent ouvertement aux amateurs de sensations fortes en plein air des espaces sécuritaires où pratiquer leur sport devant des paysages à couper le souffle.

 


 

Discovering the Joy of Highlining

words :: Charlotte Boileau-Domingue.

As I followed the whoops of joy echoing through the shoreline of Bas-Saint-Laurent, they led me to a gutsy group named Les Funambules Modernes (Modern Tightrope Walkers). My unquenchable thirst for finding the best angle to capture Quebec’s beauty took me high into the mountains to embark on a hair-raising new adventure: highlining. I learned that highlining is much more than an extreme sport: It’s a lifestyle.

 

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Floating over the hole of what used to be Jeffrey mine, at the Asbestos Slackfest. CHARLOTTE BOILEAU-DOMINGUE

 

To master the art of highlining, seasoned vets must not only have impeccable balance to keep themselves upright while standing on a piece of webbing less than two inches wide, but enough mental strength to walk across deep canyons while perched hundreds of metres in the air. To perform their daring feats, highliners are attached to a short length of rope tied to a climbing harness, so that in the event of a slip, they only fall about three feet. The brave souls then walk across the sky for at least 50 metres, and to my surprise, up to an astonishing distance of two kilometres (a new world record set in Quebec in 2019).

 

 

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There’s no better view over the St. Lawrence than this one at the Kamouraska Highline Festival. CHARLOTTE BOILEAU-DOMINGUE

 

Highlining remains a largely unknown sport, which makes practising it all the more challenging. Fortunately, there are some areas in Kamouraska, Saint-Alban and Asbestos that offer outdoor thrill-seekers a safe haven to practise their dizzying sport while surrounded by stunning landscapes.

From VEM, summer/fall ’20.

 

Arctique québécois: Leçons de Kuujjuaq / Quebec’s Arctic: Teachings from Kuujjuaq

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